Cuba demande la fin de l'hostilité contre les Cinq et leurs parents

CUBA a exigé du gouvernement étasunien la fin de l'hostilité contre les cinq Cubains incarcérés dans ce pays depuis 1998 et leurs parents dans l'île et a appelé Washington à respecter ses obligations internationales, légales et morales.

 Dans une déclaration du Ministère des relations extérieures (MINREX) rendue publique ce 14 janvier, on demande aussi à la Maison Blanche de mettre fin aux manipulations en ce qui a trait aux droits légitimes des Cinq.

 La note appelle les États-Unis à respecter leurs responsabilités internationales, légales et morales dans le dossier contre Gerardo Hernandez, René Gonzalez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez, condamnés à de sévères peines de prison qui oscillent de 15 ans jusqu'à la double condamnation à perpétuité.

 Le texte du ministère cubain des Relations extérieures dénonce le fait que le Département d'État nord-américain ait communiqué récemment que les épouses de Gerardo et René devaient effectuer personnellement les demandes de visas et non par le biais des voies normales du MINREX.

 «On prétend punir l'exemple d'héroïsme et de patriotisme qu'ils irradient dans une tentative évidente de satisfaire les caprices les plus irrationnels de la mafia cubaine de Miami», ajoute le document.

 La déclaration qualifie d'absurdes, cyniques et ridicules les arguments employés par les fonctionnaires de ce pays pour refuser, pour une troisième fois en deux ans, des visas à Adriana Pérez (épouse de Gerardo) et à Olga Salanueva (épouse de René), après avoir affirmé qu'elles représentent une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

 Une telle attitude de Washington contre Adriana et Olga, ajoute le ministère, est due à la défense qu'elles font de leurs compagnons «ce qui leur fait croire que les motifs pour lesquels elles désirent voyager aux États-Unis ont cessé d'être humanitaires lorsqu'elles se sont impliquées activement dans une campagne politique contre ce gouvernement».

 Ces deux femmes sont en droit de réclamer justice pour leurs maris et de les visiter, signale-t-on, et tout refus constitue un viol du droit international et de la législation nord-américaine.

 «Avec cette nouvelle décision, le gouvernement des États-Unis continue à violer les droits humains de René et Gerardo et ceux de leurs parents (...) au moyen d'actions d'une cruauté sans limites».

 Une telle décision viole les obligations internationales de Washington stipulées dans la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et d'autres traitements ou peines cruelles, inhumaines ou dégradantes, ajoute-t-on. De plus, elle contredit les Principes pour la protection de toutes les personnes soumises à toutes les formes de détention ou une prison et les Règles minimales pour le traitement des détenus.

 Le MINREX a continuellement demandé aux autorités nord-américaines de reconsidérer ces refus arbitraires et de permettre, dans le respect de leurs obligations internationales, qu'Olga et Adriana puissent exercer le droit inaliénable de visiter leurs époux et que la petite Ivette puisse voir son père (René), est-il souligné.

 En violation des obligations et devoirs établis dans la Convention de Vienne sur les Relations consulaires, soutient la longue déclaration, le Département d'État continue à placer des obstacles pour que les fonctionnaires consulaires cubains accomplissent leur devoir et leur droit de prêter l'assistance consulaire à ces citoyens cubains.

 Ils en sont même arrivés à refuser en deux occasions les permis de voyage à des fonctionnaires cubains pour la réalisation de visites consualaires à Gerardo et Fernando Gonzalez en 2003, manifeste le texte.

 Tout indique qu'au cours de la présente année, les autorités étasuniennes augmenteront la pression et accroîtront lesdits obstacles, souligne le ministère cubain des Relations extérieures.
